"Les hauts fonctionnaires doivent divulguer leurs avoirs"

Dans son édition du 17 mars, le Study Times fait savoir qu’il est grand temps d’obliger les hauts fonctionnaires à rendre publics leurs revenus et possessions. C’est la meilleure façon, dit le journal, de combattre la corruption. L’hebdomadaire Study Times est édité par l’École centrale des cadres du Parti communiste.

Un sondage récent effectué parmi 63.000 Chinois montre que la corruption constitue la principale préoccupation de la population, après la crise économique et financière actuelle. Le président Hu Jintao a fait une priorité de la lutte contre la corruption parmi les autorités. Au cours de la toute récente session annuelle du Parlement, le Premier ministre Wen Jiabao a déclaré que le gouvernement avait l’intention de donner au public un droit de regard plus important dans les affaires de l’État. Le public doit également savoir ce que sont exactement les possessions des hauts fonctionnaires de l’État, a dit Wen. À l’issue de ce communiqué, toute une série de hauts fonctionnaires ont effectivement fait connaître leurs avoirs. Le Study Times dit aujourd’hui que le public a le droit de contrôler le gouvernement tant sur le plan du contenu de ses décisions que sur celui des avoirs des hauts fonctionnaires. Nous pouvons d’abord introduire l’obligation, pour les hauts fonctionnaires au niveau des provinces et des instances plus hautes, de faire connaître leurs avoirs, dit le Study Times, et, après cela, nous pourrons généraliser cette obligation à tous les fonctionnaires publics sans exception.

En Chine, la corruption est une maladie qui sévit depuis des milliers d’années et elle est devenue une véritable plaie quand les fonctionnaires de l’empereur ont vu leur pouvoir économique s’agrandir de plus en plus. Depuis des décennies déjà, le Parti communiste mène une campagne contre la corruption, avec un succès très variable.