La téléphonie mobile africaine doit lutter contre les prix élevés des GSM de fabrication occidentale. De ce fait, la majorité des Africains ne peuvent acheter de GSM. C’est ce qu’a déclaré le ministre ougandais John Nsambu lors de la Conférence des télécommunications au Cap (Afrique du Sud).
28 pour cent seulement des Africains possèdent un téléphone mobile ou ont accès aux télécommunications. La plupart de ceux-ci vivent en Afrique du Sud, au Nigeria, au Botswana et à Maurice. Le prix du GSM doit fortement baisser, a déclaré le ministre. Nous avons besoin de bons GSM bon marché pour rendre cette technologie accessible à plus d’Africains, a-t-il ajouté.
Il a en outre déclaré que les producteurs chinois tiennent compte de ce besoin. Ils s’imposent donc de plus en plus sur le marché africain. 90 pour cent de tous les GSM vendus jusqu’à présent en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, au Soudan et au Rwanda sont de fabrication chinoise. C’est aisément compréhensible, dit Nsambu, quand on sait qu’un GSM chinois ne coûte que 12 euros en Afrique et que les appareils modernes en provenance des compagnies occidentales coûtent dix fois plus. Les appareils chinois sont sans doute de qualité moindre mais cela ne pèse guère face à leur prix dérisoire. Durant les cinq premiers mois de cette année, le principal opérateur africain a vendu 1,8 million d’appareils de fabrication chinoise. À la fin de cette année, il en aura sans doute vendu 4 millions.
Nsambu a conclu en disant que la disponibilité des appareils chinois ouvrait les télécommunications à beaucoup d’Africains.
Source : L’article ci-dessus est la traduction d’un texte publié le 2 septembre 2008 sur le site de Engineering News Online (Afrique du Sud).